DETECTER TOT, POUR SOIGNER MIEUX….

Le 4 février, journée mondiale de lutte contre le cancer, est un moment de sensibilisation et de solidarité. Ne pas oublier, s'engager, militer, soutenir à la fois les personnes malades et les équipes qui les soignent ou qui cherchent de nouveaux traitements.

Ne pas pour autant juger le silence et le non engagement de certains qui tentent de se protéger, tant pour eux la maladie est présente, difficile à assumer, à oublier, difficile à vivre, à mourir.

Il importe de respecter ceux qui éprouvent la peur de savoir et maintiennent une position de refus de savoir, de ne pas culpabiliser inutilement les personnes qui tentent de se détourner de la menace d'une annonce vécue comme un verdict, celui d’une mort programmée.

Le défi, encore aujourd'hui, est de créer les conditions d'une solidarité sociale entre personnes en bonne santé, malades, anciens malades. Cela ne se résume pas à la question des soins et des traitements. Lutter contre la maladie et ses conséquences dans la vie de chaque jour ne relève pas seulement de la prise en charge médicale. Comment permettre à la personne malade de trouver les ressources en elle et dans son environnement pour mener un combat, parfois au long cours, afin de préserver sa dignité, sa qualité de vie, sa vie elle-même.

Nous ne sommes pas égaux face à la maladie, c'est une évidence. Certaines personnes, dans des contextes sociaux démunis, l'éprouvent plus durement que d'autres. Elles éprouvent des difficultés à accéder aux traitements, à établir des relations avec le monde médical qui a ses codes, ses règles mais aussi ses contraintes. Il ne faudrait pas culpabiliser inutilement les personnes en situation de précarité qui ne parviennent pas à la prévention ou reportent une consultation trop longtemps au point d'être diagnostiquées trop tard et de ne pas pouvoir bénéficier de traitements qui auraient pu être efficaces.

Nous ne sommes pas identiques dans nos approches de la maladie et dans les stratégies mises en œuvre pour la combattre.

Cette journée mondiale doit inciter à marquer un temps de pause afin de mieux comprendre nos responsabilités individuelles et sociales à l'égard de la personne malade et de ceux qui la soutiennent dans sa lutte.